Albert Solé nous parle de "Al final de la escapada"
Le réalisateur Albert Solé est en compétition au Festival du cinéma méditerranéen de Montpellier 2011 avec son documentaire "Al final de la escapada". C'est l'histoire de Miguel Nùñes qui va combattre la maladie avec la même force que lorsqu'il a combattu le franquisme ou les dictatures d'Amérique centrale. A travers une interview pour cine4me, Albert Solé nous dévoile son documentaire avec ses propres émotions.
Cine4me : Pouvez-vous nous parler de votre documentaire "Al final de la escapada" selon vos propres mots et sentiments ?
Albert Solé : Je continue à travailler sur la mémoire et l’identité à partir de mes expériences personnelles. J’ai été élevé au milieu de personnages qui font partie de l’Histoire espagnole. C’est un matériel précieux pour mon travail. Ce n’est pas un film facile car il parle de sujets souvent douloureux. Il parle de mémoire et de mort digne. En Espagne, nous assistons avec indifférence à la fin d’une génération héroïque qui a subi la partie la plus dure du fascisme et de l’histoire récente de l’Espagne et de l’Europe. Malgré les souffrances, ils sont restés cohérents avec leurs engagements et avec leurs rêves de justice sociale jusqu’à la fin, des engagements difficiles à comprendre vus de notre génération et de notre temps. Si je devais définir ce film, je dirais que c’est un film sur la cohérence.
C : A en lire le synopsis, on se demande s’il y a une part de romance ou si ce sont seulement de véritables faits historiques montrés ?
A. S. : Tous les faits historiques qui y sont racontés sont strictement vrais. On a du mal à y croire car souvent nous ignorons qu’à la porte d’à côté, il y a des histoires de vie aussi dures.
C : Comment êtes-vous entré en contact avec Miguel Núñez, protagoniste de votre documentaire ?
A. S. : Miguel Núñez était l’un des héros de mon enfance. C’était un ami de la famille. Il ne parlait jamais de son passé mais je savais qu’il cachait une histoire de vie terrible. Cependant, il a toujours eu un regard ironique envers ses propres expériences et une attitude très chaleureuse. Plus que se faire respecter, c’était quelqu’un que l´on sentait très proche, qui se faisait aimer.
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