Didier Zuili parle de "Oniril"
Oniril c'est l'univers du rêve, un univers qui sert parfois à Didier Zuili.
Cine4me : Pouvez-vous nous parler du film ?
Didier Zuili : Un jeune auteur avec lequel je travaillais à l'époque (Sébastien Hostaléry) avait obtenu le premier prix au festival des scénaristes de la Ciotat (Festival qui est maintenant à Bourges). La réalisation de ce film était pour moi, la prolongation de ce travail « avec lui ». Dans ce polar, c'est la mécanique qui prime. Peut-être d'ailleurs aux dépens des personnages, c'est peut-être dommage. Artistiquement, je le revendique : photographie, costumes, décors, ambiance. C'est ma première fiction tournée dans de bonnes conditions, avec une belle équipe Serge dell Amcio, comme chef op, France 3 nous avait coproduit, acheté et diffusé ce film.
C : L'idée du rêve que le réalisateur veut mettre en scène, ça vous est déjà arrivé ?
Didier Zuili : Mes cartons remplis de mes textes sont remplis de rêves écrits à tel point que je les ai regroupés dans un carton que j'appelle « le bureau des rêves en attente ». Souvent, il m'arrive d'introduire un peu de mes rêves dans mes scénarios. Le rêve influence la création, la forme même du rêve dans sa distorsion induit des formes artistiques. C'est cette distorsion qui m'intéresse. Pas forcément le contenu mais la forme. Mes « formes endormies » éclairent « mes formes éveillées ».