rechercher

Accueil > Magazine >

Franck Llopis se présente

Franck Llopis se présente

Franck Llopis se présente

Franck Llopis réalisateur français nous parle de son cinéma en tant que réalisateur et producteur.

cine4me : Parlez-nous de votre parcours et de votre carrière ?
Franck Llopis : Après des études de cinéma, je suis devenu assistant réalisateur de plusieurs cinéastes et j’ai travaillé sur des longs métrages et des documentaires. Après avoir réalisé moi-même plusieurs documentaires et des films d’entreprise de prestige pour Air France, EDF, La SNCF j’ai réalisé mon premier court métrage de fiction « Supplica » qui a fait l’objet de plusieurs sélections dans les Festivals de film d’Art.
En 1997, j’ai créé ma société de production "Les Films à Fleur de Peau" avec laquelle j’ai produit 120 courts métrages et une dizaine de longs métrages.
Sur ces 120 courts, j’en ai réalisé 19 et en ce qui concerne les longs, j’en ai réalisé 4 : « Marié(s) ou presque », « Fracassés », « Paris Nord Sud » et « L’étranger ».

C : Quelle est votre réalisation préférée de vous-même ? Pourquoi ?
F. L. : C’est toujours difficile de parler de son travail. Beaucoup de réalisateurs parlent toujours de leur dernier film comme étant le plus réussi. J’ai cependant un faible pour « Paris Nord Sud » qui mélange la comédie et le drame. Je le trouve intéressant au niveau du fond. Quant à la forme, j’ai essayé dans « L’étranger » de soigner davantage le cadre et la lumière sans négliger pour autant l’intrigue et les comédiens.

C : Les films engagés ou liés à l’actualité vous intéressent-ils ?
F. L. : Oui bien sûr comme n’importe quel spectateur et citoyen, j’ai d’ailleurs dans mon catalogue le film de Stéphane Arnoux « Nos désirs font désordre » un film très engagé sur la place de la jeunesse dans la société actuelle.
Mais le cinéma reste aussi un divertissement et une échappatoire au quotidien. Ce que j’aime par-dessus tout c’est l’éclectisme.

C : Comment caractérisez-vous le film indépendant ? Vous-même vous classeriez-vous dans le cinéma indépendant ?
F. L. : Il souffle sur le cinéma indépendant un certain vent de liberté. On est libre de ses choix artistiques, on subit moins de pression de la part des partenaires financiers. Mais l’aboutissement des projets se veut plus difficile, on est souvent dans une économie précaire. Je me revendique bien sûr comme l’un des représentants du cinéma indépendant étant producteur et distributeur de mes films.

C : Quel qualificatif donneriez-vous à votre style ? Quelle est votre propre touche dans votre apport au cinéma ?
F. L. : Mes premiers courts métrages se voulaient empreints d’onirisme et d’une certaine poésie. En ce qui concerne mes longs, les films sont souvent le reflet d’une certaine réalité, ce sont des tranches de vie. A l’onirisme, je préfère aujourd’hui un style plus direct, avec une caméra à l’épaule au plus près des personnages et des histoires qu’ils nous racontent. Même si mes films sont extrêmement différents de part leur genre et leur thématique, je pense que, quelque part, ils se ressemblent.

C : Le cinéma méditerranéen vous parle-t-il ?
F. L. : Oui bien sûr. J’ai eu la chance de produire deux jolis courts métrages il y a quelques années qui ont été tourné intégralement dans la ville de Sète. Par ailleurs je distribue prochainement le long métrage de Fatma Zohra Zamoum « Combien tu m’aimes » ( Kedach Ethabni) qui est une coproduction entre l’Algérie et le Maroc. Le film a été sélectionné au Festival du Film Méditerranéen de Montpellier et sortira le 22 février 2012.

Les fiches