Roberto Burchielli parle de "Migrants : peur en Italie"
Roberto Burchielli nous confie quelques secrets de tournage de "Migrants : peur en Italie"
Pour ce documentaire, la police italienne m'a laissé tourner sans aucune restriction. L'important était justement qu'ils m'oublient, que je devienne invisible. On m'a aussi laissé filmer les migrants sur et en dehors du bateau. En ce qui concerne les médias, ils ne considèrent pas mon travail si important et dangereux que cela et donc ils ne me contrôlent pas et laissent mes films tranquilles.
Pour le tournage, j'ai appliqué une méthode que j'ai apprise en tournant mes films. J'avais trois semaines pour suivre mes protagonistes. La première semaine, ils sentent la caméra et ma présence, mais ils sont enthousiasmés. La deuxième semaine est la plus importante. Ils ne sentent pas la caméra et ils parlent l'âme ouverte. Vous devez beaucoup tourner. La troisième semaine, ils vous détestent. La majeure partie des scènes tournées n'est pas bonne.
Ce qui m'a poussé à réaliser ce film ? Tout simplement que je suis stupide... Je pense toujours que je peux changer quelque chose avec mes films.
Si je devais faire un commentaire sur la situation entre l'Afrique du Nord et l'Italie à l'heure actuelle, ce serait : le temps passe mais rien n'est changé.
S'identifier |
S'inscrire |
Mon panier