Pays
Serbie
Avec deux Palmes d'or au Festival de Cannes, pour ses films Papa est en voyage d'affaires en 1985 et Underground en 1995, Emir Kusturica est le plus célèbre des réalisateurs serbes. Au-delà de ce nom fameux, le cinéma serbe qui fut au temps de la Guerre froide l'un des plus remarquables et des plus productifs à l'Est, reste à découvrir ou à redécouvrir.
En 2009, trois films serbes ont accédé aux écrans noirs français : Honeymoons de Goran Paskaljevic, Ordinary people de Vladimir Perisic et Charleston et vendetta de Uros Stojanovic.
C'est peu et c'est beaucoup, si l'on en juge par l'absence totale des films en provenance d'autres pays de l'Europe centrale ou de l'Est qui arrivent jusqu'au public français - et c'est sans compter les autres films serbes qui ont fréquemment les faveurs des festivals internationaux.
Il est incontestable que la Serbie peut jouer un grand rôle dans l'espace cinématographique européen dans la circulation des oeuvres. Elle demeure une passerelle importante entre les diverses entités culturelles qui constituent le continent, un atout dont les films serbes devraient être les premiers à bénéficier au cours de ces prochaines années, qu'on souhaite être celles de l'achèvement de la normalisation politique.
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